Ted de Seth MacFarlane

TedQue l’on aime ou que l’on aime pas le travail télévisuel de Seth MacFarlane, nouveau roi de la télévision américaine avec, à son actif des dessins animés, désormais incontournables tels que The Family Guy ou American Dad !, on ne peut que s’agenouiller devant son talent satirique total qu’il continue d’aguerrir dans son premier film live.

Au temps des blockbusters et autres comédies gras du bide, les premiers pas de MacFarlane dans le long sont d’une incroyable drôlerie.
Si le projet s’avérait follement alléchant, et les fans du monsieur l’attendant au tournant, l’Américain n’a pas raté son film — loin de là —, et ne semble rien avoir perdu de son talent de fin comique, Ted réussissant à contraster son récit entre l’humour et l’émotion, à briller sur le fond et la forme.

Mais attention, tout le monde finira par prendre pour son compte.

Ça frappe avec une telle fulgurance, tout en restant très attaché à certains classiques (E.T., Toy Story sont souvent cités), MacFarlane parvient à parfaitement rendre réel son personnage principal, ours en peluche qui cache derrière ses gros yeux une personnalité de buveur, pour le transformer en un humain à part entière. C’est mignon au début, c’est étonnamment beau à la fin, de par sa sincérité.
De plus, la mise en scène, ultra-référencée et généreuse à souhait, permet au réalisateur de mettre à l’écran ses rêves de gosse (jusqu’à ramener LE Flash Gordon !). Puis, il serait aussi triste d’oublier un casting qui, à l’instar du réalisateur, s’éclate. Walhberg poursuit sa course hallucinée dans le genre comique et parachève parfaitement le contrat (l’alliance entre Ted et lui est magnifique, rappelant sans cesse les grands moments de Toy Story), Giovanni Ribisi surprend et amuse, alors que Mila Kunis commence à tourner en rond.

Sans oublier l’écriture, arme principale contre la banalité de son récit et critique d’un cinéma qui ne cesse de répéter les gammes d’un divertissement trop bienveillant et ne faisant qu’offrir au spectateur le minimum syndical, MacFarlane trouve ainsi le moyen pour créer un grand et joyeux bazar cinématographique. Entre les références comiques, horrifiques et au cinéma Spielbergien, tout le monde trouvera son compte dans ce petit bout de cinéma, généreux, trash et parfaitement bien dosé — l’Américain a compris qu’il n’était pas nécessaire d’en faire trop —.
Beau et jouissif, après le Mission Impossible 4 de Brad Bird l’an dernier, c’est un autre grand enfant de l’animation qui, désormais, trouve de nouvelles perspectives d’avenir à travers le cinéma mainstream et vient entretenir cet immense et bien trop peu exploité terrain de jeu appelé Hollywood. Pourvu que ça dure…3 étoiles et demi

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