Lady Vegas – Les mémoires d’une joueuse de Stephen Frears

lady-vegasLe toujours plus productif Stephen Frears n’aura donc pas attendu très longtemps avant de nous offrir son nouveau film. Huitième film en douze ans, après le très british Tamara Drewe, Lady Vegas (ou Lay The Favorite en V.O) n’a droit qu’à un casting quatre étoiles pour sauver son film du statut de simple anecdote dans la vaste carrière du réalisateur des Liaisons Dangereuses.

Dépourvu de sens, d’intérêt, de direction artistique et, pour tout et pour tout, d’un véritable regard sur le monde du pari, cette nouvelle galette, contant les péripéties d’une jeune fille un peu naïve partie à Las Vegas pour y démarrer une nouvelle vie, symbolise tout ce que l’on n’aime pas voir au cinéma.
Il faut malheureusement attendre trois quart d’heure pour voir une quelconque intrigue s’installer au coeur du récit. Le reste n’est que du remplissage, teintée d’une photographie immonde et d’une direction artistique si claire qu’elle en devient nauséabonde.

Fait assez surprenant, de fait de la qualité de la direction d’acteurs de ses précédents films, ce Lady Vegas ne soutire aucune qualité dans la performance des différents acteurs. Surjoué, exprimant des sentiments jusqu’à l’outrance, l’hystérie facile qui caractérise le film, seul un Bruce Willis amusant et la bonne humeur constante viennent redonner un peu de couleur à un film qui sent le kitsch et la médiocrité à des kilomètres à la ronde.

Et dans tout ça, pour rajouter à la nullité qui englobe d’un regard rondouillard le film, le scénario empile clichés et incohérences. Adapté de l’autobiographie même de Beth Raymer, le film se prend continuellement pour un Ocean’s de Soderbergh, maniant avec allégresse et maladresse les codes du film «de casino», n’émettant que de l’admiration pour des personnages qui ne le méritent pas.

Après une heure et demie, apparaît alors le générique de fin, signe qu’il est temps de partir, pour ne pas dire fuir. N’ayant plus rien à prouver à personne, Stephen Frears poursuit sa carrière en dents de scie avec ce Lady Vegas, abomination cinématographique fait dans l’art et la manière. Kitsch, inintéressant et surtout déjà vu auparavant, le film vient ponctuer un temps après le bon retour orchestré avec Tamara Drewe.
As-tu finalement encore des choses à nous raconter Stephen ?

Malheureusement, le DVD est du même acabit. Techniquement, il n’y a rien à redire, l’image est très correcte et le son aussi mais les bonus manquent cruellement au film, ne se composant que d’une petite bande-annonce. Heureusement, pour pallier tout cela, Wild Side met à disposition des tickets d’or à l’intérieur du boîtier, permettant peut-être à l’un de vous de remporter un chèque de 1000 euros. Seul intérêt à un DVD qui n’en a malheureusement pas.1 étoile

Merci à Wild Side de m’avoir donné la chance de découvrir le film.

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