Célibataires… ou presque de Tom Gormican

Célibataires... ou presque

Célibataires… ou presque, écrit et réalisé par Tom Gormican
Avec Zac Efron, Miles Teller, Michael B. Jordan et Imogen Poots
Durée : 1H35 / Date de sortie : 4 novembre 2015 en DVD chez Factoris Films

Chez In Movies We Trust, on essaie, comme on peut, de promouvoir des cinémas qui nous passionnent. Il s’avère que notre boussole nous joue parfois de mauvais tours. Les récents essais d’une jeune tranche d’acteurs américains dans le cinéma indépendant (où l’on trouve Zac Efron, Miles Teller et Michael B. Jordan) ont provoqué une certaine sympathie pour eux. Mais avions-nous aussi oublié que le cinéma regorge de films « alimentaires », qui n’existent que pour combler des vides, payer des factures ou rassasier un public très spécifique. Célibataires… ou presque de Tom Gormican fait partie de cette branche la moins glorieuse du cinéma, un petit film anecdotique et agaçant, qui s’étale sur une heure et demi des plus désagréables. Un film affligeant, tout simplement.

Le postulat est banal, soit celui d’un groupe d’amis qui parlent de leur vie de New-yorkais, de leurs problèmes amoureux et de leur incapacité à décider d’une vie stable, qui sirotent des boissons de toutes sortes. Et ça s’arrête là. Le reste est un enchevêtrement maladroit, sans âme, de clichés et de situations convenues générés par une scène d’ouverture qui n’est ni amusante ni intéressante. Tous les motifs des comédies romantiques les plus stupides sont là : la rencontre et la volonté de casser avec le ton solennel de ses paires (rebelles que nous sommes…), et des blagues de mauvais goût dans lesquelles la représentation féminine en prend un coup. Les acteurs, au milieu, déballent leurs textes avec un intérêt qui se rapproche du zéro. Les regards sont éteints, sauf pour Zac Efron, producteur du film, qui semble être le seul à croire en sa réussite. Ils multiplient les efforts insensés : on a ainsi le droit à un véritable show de l’acteur : Zac Efron blagueur, Zac Efron dragueur, Zac Efron en créateur inspiré, Zac Efron désolé et, l’éternel, l’intemporel Zac Efron tout nu…

Le rassemblement de talents inscrits au casting n’y change rien, ni même les quelques apparitions des passionnantes Mackenzie Davis (plutôt brillante dans la série Halt and Catch Fire) ou Imogen Poots. Elles sont des faire-valoir dans ce film du samedi soir, qui ne vise pas plus haut que cela, qui peine à se distinguer des mièvreries qui sortent tous les mois. Dans un genre où surgissent quelques perles, l’écriture et la réalisation de Tom Gormican sont, soyons bien clair, chiantes. Aucune nouveauté ou rupture avec le schéma classique de la romance n’apparaissent. Sa direction d’acteurs est d’autant plus pathétique quand on se rappelle dans quels métrages ont tourné les messieurs. Célibataires… ou presque, qui n’a même pas mérité une traduction digne de ce nom, s’inscrit dans la pile des navets du genre, aussitôt vu aussitôt oublié. L’année 2015, qui aura vu l’émergence d’une branche romantique et romanesque en France infiniment plus passionnante (avec A trois on y va, en tête), se conclut, aux Etats-Unis, avec cette production de seconde zone qui nous rappelle pourquoi la comédie américaine et ses plus beaux représentants (Apatow, McKay, Feig) ont encore du mal à s’imposer chez nous. La nullité en étendard.1 étoile

Le DVD, sorti le 4 novembre 2015 chez Factoris Films, est à l’image du film : quelconque et bâclé. Problème dans le sous-titrage, absence totale de bonus… Une sortie discrète et vue comme telle.

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